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« À Votre Mesure » — la newsletter slow tourism de Cécile
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À Votre Mesure · Numéro 6 · Août 2026
Prescription de rentrée : ralentir, un peu
Villa Carmignac à Porquerolles, flânerie et lâcher-prise, monuments qui décalent leurs horaires face à la chaleur, dolmens varois.
Le « blues de la rentrée », vous connaissez ? C’est un syndrome post-vacances, une réaction psychologique et neurochimique classique qui touche près d’un Français sur deux à des degrés divers au retour de la pause estivale.
Après les vacances, durant lesquelles dopamine et sérotonine ont été fabriquées en quantité, pouf, le retour brutal aux contraintes quotidiennes provoque un choc : les « -mines » chutent, le taux de cortisol (la petite hormone du stress) remonte en flèche pour anticiper la reprise des responsabilités… On n’a tout simplement pas envie de subir le rythme, on appréhende la routine quotidienne, on aspire à autre chose…
Tout un programme !
Bon, la rentrée n’a jamais tué personne. Moi, elle me met le moral à zéro, aussi.
De plus, je suis née un 1er septembre, bien inspirée pour fêter mon anniversaire dans les cartables, les trousses et les cahiers ! Ajoutons que je suis une fille de l’été. J’aime les journées longues, les soirées chaudes en bord de mer ou de piscine, les festivals, guinguettes et autres événements conviviaux et festifs ! Alors quand les jours commencent à raccourcir, que septembre se profile, ouin, c’est la fin, oui la fin. Et bim, j’ajoute une année à mon compteur !
En guise de défense contre ce blues ? J’enclenche le mode automatique, le 1er septembre, si, comme vous.
Mais cette rentrée-ci, j’aimerais appliquer un traitement contre cette petite morosité de septembre. Je sors mon stylo, le clavier en réalité, pour vous prescrire une seule ligne, avant de reprendre votre rythme habituel : ralentir, un peu.
Ralentissez, volontairement, pendant qu’il en est encore temps ! Ne vous laissez pas faire !
Une sieste de quelques minutes sous un doux soleil, un café solo sur une terrasse, un atelier créatif avec un artisan, un jardin remarquable où flâner pieds nus, une activité sportive, une exposition artistique, un soin du corps, un brunch en duo, un quartier historique à redécouvrir, une séance photo, une soirée entre filles, …, du temps pour soi.
Rien de tout ça ne presse, vous changez de rythme, c’est justement le principe.
C’est comme dans le voyage, vous pensez l’espace qui vous est proche, différemment, vous le (re)découvrez, vous l’expérimentez, vous le vivez.
Tout cela dans une seule intention, celle de vous promettre que vous allez prendre du temps pour vous…
Au sommaire ce mois-ci, je vous promène, les pieds nus, à l’exposition « Sea, Pop & Sun » à Porquerolles, rien que ça ! Si vous n’avez pas envie de vous balader, à vos pods, et flânez avec le podcast de France Culture sur la flânerie… Je vous parle du rythme en voyage, car même le Colisée applique mes conseils 🤣. Allez lire, vous verrez que mes conseils sont des pépites ! Parlant pépites, je vous ai trouvé, si vous vivez dans le Var ou si vous venez le visiter, des sites où notre cher Obélix aurait été heureux. Je ne vous parle pas d’un parc à sangliers, bien qu’ils emplissent les collines varoises, non je vous parle de Dolmens et autres vestiges de l’époque, certains classés monument historique. Je vous livre les adresses. D’ailleurs, si vous prenez le temps et ouvrez les yeux, véritablement, vous découvrirez une pierre couchée, immanquable, près de Néoules, qui ressemble à s’y méprendre à un dolmen.
Encore faut-il prendre le temps de contempler !
Bonne lecture !
À Votre Mesure · Numéro 5 · Juillet 2026
Le bon moment, pas le bon plan
Pourquoi anticiper change tout — et pourquoi l’été n’est pas toujours la meilleure saison pour voyager.
Le pari de la préparation
Ou pourquoi je prépare tout, sans jamais tout dévoiler
La sérendipité, c’est cette faculté de découvrir par hasard ce que l’on ne cherchait pas. Un hasard qui, accompagné d’une attitude réflexive, devient la clé des plus belles trouvailles de voyage. Un géographe qui étudie le tourisme depuis des décennies dénonce ce que les réseaux sociaux sont en train d’en faire : quand chaque recoin d’une destination a déjà été vu, filtré et commenté avant même d’y poser le pied, ce hasard n’a plus de terrain où s’exercer. C’est l’effet déjà-vu.
Il appelle ça le tourisme réflexif : un voyage qui vous laisse le temps de penser, plutôt qu’un voyage qui se contente de confirmer ce que vous saviez déjà avant de partir.
Chez R.E.V., je fais ce pari. Je ne vous montre jamais tout à l’avance — et pourtant, je prépare tout à l’avance. Ce numéro explique pourquoi ces deux choses ne se contredisent pas.
Le tourisme réflexif, version R.E.V. : un voyage réussi n’est pas un voyage improvisé. C’est un voyage où la logistique a été pensée à votre place, pour que votre attention reste libre — disponible pour l’imprévu, la rencontre, le silence.
— Cécile
À Votre Mesure · Numéro 4 · Juin 2026
Le vélo comme clé
Découvrir autrement. Une intention. Celle de vivre vraiment un lieu.
Arrivée matinale à Procida, sur une mer calme avec un lever de soleil qui nous accompagne, Yan, mon mari, et moi. J’avais repéré en amont le loueur de fatbikes électriques ; deux « engins » nous attendaient à la descente du bateau. Les fatbikes sont des vélos à pneus larges, prévus pour les routes pavées de l’île. Première découverte du jour : la batterie était puissante. Très puissante…
Les premiers mètres en appuyant sur les pédales, on décolle. Littéralement. Yan et moi avons ri comme des enfants en tentant de maîtriser nos engins — cette sensation étrange de monter trop vite au démarrage, comme si nous pilotions des bolides miniatures. Nous avons appris vite : vitesse 1 pour partir, mains bien sur le guidon, garder la roue avant droite, respirer.
Après cela, le reste de la journée s’est déroulé à explorer chaque recoin de l’île. Les ruelles à la pente raide, que nous n’aurions jamais eu le courage de gravir ! La découverte d’un jardin suspendu en haut d’une de ces ruelles, avec cette vue imprenable sur la mer ! Une petite épicerie « trattoria » où nous nous sommes arrêtés pour un café, et avons eu le plaisir de goûter au limoncello artisanal, offert par la maison. Un lieu pas touristique, juste vrai.
Des points de vue différents à chaque tournant : c’est cela, le gain du fatbike. Sans lui, nous aurions visité Procida comme tout le monde : en marchant sur les grands axes, en nous fatiguant progressivement. Avec lui, nous avons exploré l’île dans les moindres détails, découvrant des sentiers étroits, des passages cachés, des vues naturelles loin des regards de tous ! Nous n’avons ressenti aucune fatigue, ce fut uniquement du plaisir.
Le vélo n’est pas une discipline. Il est une intention. Celle de vivre vraiment un lieu, pour le voir de près, pour respirer ses odeurs, pour avoir le temps de s’arrêter.
À Votre Mesure · Numéro 3 · Mai 2026
Voyager à deux, sans se perdre
Le voyage en couple : quand le rythme devient la vraie question du voyage.
Le fusible de la paix
Ou comment survivre à 30 ans de mariage en plein bush australien
Trente ans de mariage, une complicité à toute épreuve, et pourtant… il a suffi d’un petit bout de métal de deux centimètres pour tester nos nerfs sous 32 degrés.
Nous sommes en plein road trip en Australie. Deuxième semaine de van ; nous descendons la Stuart Highway, entre Darwin et nulle part. Le décor est sublime, mais l’ambiance commence à chauffer, littéralement : notre frigo vient de rendre l’âme.
Le verdict tombe : il avait simplement oublié de remettre le fusible. Celui du frigo. À cet instant, deux options s’offrent à nous : l’explosion au milieu du bush ou le rire salvateur. Nous avons choisi de rire.
À peine installés sur notre aire de campement, nous avons sorti la table et les chaises avec l’arrogance des néophytes. Puis le soleil s’est couché. Et l’invasion a commencé — un nuage d’insectes non identifiés, la table et les chaises restées seules en forêt, tandis que nous dînions dans le van, riant de notre bêtise.
La leçon du Slow Tourism (version réelle) : voyager à deux, ce n’est pas éviter les problèmes, c’est décider que l’anecdote sera plus belle que la dispute. Si vous ne pouvez pas rire d’un fusible oublié après 30 ans de vie commune, vous allez trouver le trajet très long.
— Cécile
À Votre Mesure · Numéro 2 · Avril 2026
Slow tourism & boutique guesthouses
L’art de voyager avec intention.
« Le meilleur souvenir de voyage que je n’aie jamais eu, c’est une conversation, dans un jardin suspendu, offert à la visite, à Procida, entourée de citronniers, avec un insulaire, authentique, qui n’était pas dans mon guidebook. La dégustation offerte de sa production personnelle, fèves, nèfles, fraises, est une pépite que je vous partagerai. »
— Cécile, en voyage, quelque part en Campanie
À Votre Mesure · Numéro 1 · Mars 2026
Cette envie de partir autrement…
Le slow tourism comme résistance au voyage-performance.
Chère voyageuse, cher voyageur,
Je me souviens encore de ce matin au Connemara, en Irlande. La brume au loin, mon regard qui balaie à 360° le paysage qui m’est offert, et cette sensation rare d’avoir un endroit entier pour moi. Pas une file d’attente. Pas une foule de selfies. Juste la nature, vivante et authentique, qui se révélait. Mes larmes ont coulé, comme souvent dans mes voyages.
Ce souvenir ne m’a jamais vraiment quitté. Il est devenu, avec le temps, la boussole de tout ce que je construis.
Nous sommes aujourd’hui aux premières heures du printemps. L’équinoxe — ce moment précis où la lumière reprend ses droits sur l’obscurité — me semble être le point de départ idéal pour ce que j’ai envie de vous confier. Il y a dans cette saison quelque chose d’irrésistible : une invitation à regarder dehors, à ouvrir les fenêtres, à laisser les envies de partir reprendre de la place.
C’est aussi le printemps que j’ai choisi pour faire naître R.E.V. — Rêve Explore Vis. Pas par hasard. Parce que ce projet a mûri tout l’hiver, doucement, comme une évidence qui attendait son heure. R.E.V. est né de cette conviction profonde : un voyage qui vous ressemble ne devrait pas coûter des semaines de stress à préparer. Il devrait déjà être un plaisir avant même de partir.
Bonne lecture, et comme toujours… bon voyage à votre mesure.
Cécile